Une passion qui remonte à ma petite enfance.

Évidemment, quand j'étais tout jeune, pour moi le travail du bois consistait à avoir toujours un canif dans la poche pour travailler des bâtons, me faire des épées, des arcs et des flèches, et beaucoup de mes jouets. J'ai été fasciné vers quatre ans de voir mon grand-père maternel travailler dans une grande pièce servant un peu à tout, pour refaire avec ses outils à mains un brancard en frêne pour une charrette : l'odeur du bois fraîchement travaillé, la vue des longs et fin copeaux qui s'enroulaient et se détachaient de son riflard avec un petit crissement feutré, comme si cette opération merveilleuse allait aisément de soi... tout cela m'enivrait !

Plus tard, à la suite d'un accident, j'ai découvert la fabrication de maquettes en contreplaqué de 5 mm : je me suis mis à dévorer pendant des heures, avec mes petites lames et ma vrille pour percer les trous de passage de la lame, des kilomètres de CTP !

Adolescent, j'ai ensuite été attiré par l'aéromodélisme et la fabrication de planeurs en balsa. Mais vint le moment où, après avoir assemblé et collé toutes les nervures et les couples d'un avion de la deuxième guerre mondiale, je n'eus pas le courage de masquer cette superbe structure en bois avec le papier fourni dans le kit : je savais bien qu'en entoilant mon Spitfire, je serais logiquement tenté de le faire voler, ce qui revenait à dire... de le casser ! J'ai compris alors que j'aimais encore plus la fabrication que le vol lui-même et je n'ai plus vraiment touché à cette activité après cela même si elle continue de me fasciner !

Une étape vers la menuiserie fut franchie quand mes parents eurent la bonne idée de me confier la fabrication de grandes étagères en CTP pour la "chambre des garçons". Ensuite, j'ai commencé à m'intéresser aussi à un vieux coffre en noyer à l'abandon dans un grenier et mangé par les insectes. J'ai entrepris de le restaurer avec des moyens rudimentaires : il est encore chez moi ! J'avais alors de plus en plus envie de fabriquer mes premiers meubles !

Très vite, j'ai rêvé bien sûr d'achat de petites machines à bois : j'ai la chance aujourd'hui de posséder un atelier très bien équipé, surtout depuis 2010, époque où j'ai cassé ma tirelire pour abandonner mon ancien matériel des années 70-80 pour des machines de la marque Hammer. Mais j'ai eu du mal à me séparer en 2009, par exemple, de ma vaillante petite combinée C210B Lurem qui m'a accompagné si longtemps : je me suis consolé en sachant qu'elle allait faire le bonheur d'un jeune futur ébéniste du Tarn.

C'est d'abord cette passion pour le travail du bois qui, depuis quelques années, m'a amené à m'intéresser vivement aux machines numériques.