Je me suis initié à la soudure à l'arc au milieu des années 1970, plus pour des travaux utilitaires que pour des réalisations artistiques.

 

Vers la fin des années 1990, j'ai commencé à m'intéresser à cet art pour le mobilier : je trouvais que le métal s'alliait très bien avec les meubles en bois, qu'ils soient de style classique ou moderne. J'ai commencé par des chaises-fauteuils (x8)  pour mon séjour, j'ai continué – pour ma chambre – avec une tête de lit dont les membrures s'inspiraient du travail de Soulages, un artiste que j'aime beaucoup (ici, les vitraux de l'abbaye de Conques) et un petit chevet (métal et bois), puis une sorte de prototype assez lourd et encombrant de fauteuil longtemps resté sur ma mezzanine. Enfin quelques petites meubles : table basse de ma mezzanine, meuble pour la télé, pour les CD...

 

Il y a trois ans, j'ai attaqué le gros chantier de ma terrasse en bois, construite à partir des trois immenses douglas de mon jardin qui menaçaient trop ma maison – le vent souffle très fort chez moi ! – et que j'ai débités ensuite en poutres et grosses planches à la tronçonneuse, avec ma "gruminette".

Après avoir envisagé bien des solutions pour le garde-corps, je suis revenu à mes amours des années 90 : j'ai repris l'idée du graphisme de ma tête de lit ; puis le fauteuil-prototype de ma mezzanine, qui servait peu, m'a semblé très approprié pour meubler en partie cette terrasse : j'en ai donc modifié l'assise en soudant une plaque de tôle trouée que je recouvre évidemment de son coussin par beau temps ! Il ne me restait plus qu'à concevoir une lourde table, en acier Corten, démontable et capable de résister au vent et aux pluies : j'ai fait plier quelques plaques de tôle de 3mm par mon métallier et j'ai assemblé, soudé, disqué les éléments etc. mis à rouiller quatre ou cinq mois dans mon jardin (avec arrosages réguliers à l'eau salée !) avant l'installation sur la terrasse.

 

Dernière mise à jour : 19-02-2018